Vidéo « Opératon pandémie » et conférence sur la grippe A H1N1
Posté le : 07-10-2009 | Par : Baptiste | Dans : Science et santé
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10 minutes ! C’est la durée de la vidéo que je vous propose aujourd’hui: opération pandémie ou voir au-delà de la grippe porcine. Après quoi je vous invite à faire un très bref tour d’horizon de l’opinion publique et de vous plonger dans la conférence de Nice-Matin, à laquelle j’ai assisté, sur la grippe A H1N1.
La grippe ne cesse de faire polémique, de la simple inquiétude sur la procédure de vaccination selon le cas des patients à la nébuleuse théorie du complot, le sujet génère un intérêt tout particulier auprès d’une multitude de personnes et ce à plusieurs niveaux. Nous avons ainsi chaque jour, que ce soit à la télé, dans la presse ou sur le net, une avalanche d’informations. Pas évident de faire le tri, on va essayer d’y voir plus clair.
L’historique de cette vidéo
Ce documentaire, « operacion pandemia », a été réalisée par Julián Alterini en juillet 2009. Aux vues des faits relatés, cet artiste argentin s’interroge sur les motivations de certaines personnalités politiques, de médias et consorts, de promouvoir une panique qu’il qualifierait d’injustifiée et pointe du doigt le fait que la pandémie, déclarée par l’OMS, renfloue grandement les grands laboratoires.
Diffusée en premier lieu sur Youtube, la vidéo fait rapidement le tour du web et sera vu par des millions d’internautes.
L’intérêt particulier
Certains s’interrogent sur le « marketing viral », d’autres sur le bien fondé des faits relatés dans le documentaire et enfin d’autres fustigent cette vidéo parmi les rangs des « complotistes ». A tort à raison, à vous de juger.
Pour ma part, il est certain que cette vidéo est subjective mais fondée sur des faits. Ce sont bien ces faits qui m’intéressent et qui me font diffuser ce mini-documentaire. On y voit le budget alloué pour les vaccins, les dépots de brevet du Tamiflu®, les effets secondaires, la montée des actions du laboratoire Roche – le groupe suisse Hoffman La Roche, connu sous le nom Roche, qui détient l’exclusivité des droits de commercialisation du principe actif du Tamiflu® fait d’importants bénéfices avec son médicament le plus stocké au monde – des faits qui à mon sens, ne doivent pas être pris à la légère.
J’ai eu l’occasion de lire de nombreux témoignages dont un dernièrement du milieu médical:
« Travaillant dans le médical, je peux vous dire qu’économiquement sa rapporte beaucoup ces pseudo-épidémies. On y voit des choses choquantes; la santé est une économie qui rapporte gros que se soit du privée ou du public sa rapporte a des actionnaires, des directeurs ou l’État mais toujours aux mêmes et faut arrêter la psychose deux secondes. Le reportage est très juste, enrichissant et pas si loin de la réalité. »
Bref tour d’horizon sur l’opinion publique
La majorité des médecins sont contre cette vaccination de masse, le syndicat des infirmiers l’est aussi.
L’Express confiait en fin septembre : « Le sentiment que les mesures prises par le gouvernement « sont disproportionnées par rapport au caractère bénin de la maladie » domine au sein de l’opinion. Même les médecins apparaissent peu préoccupés: à peine 26% d’entre eux ont été confrontés à des patients atteints. »
Malgrés ces chiffres, toujours d’après l’Express, les français attendent beaucoup de l’État et la majorité déclare avoir l’intention de se faire vacciner contre le virus.
Conférence à Nice, au siège du journal Nice-Matin
J’ai eu l’occasion d’assister à un débat, disons à une conférence – car débat il y a lorsque plusieurs personnes ne partagent pas un même point de vue – mais là , tout le monde était bien sur la même longueur d’onde, sauf à la rigueur une seule personne: Jean-Claude Poras. Cette réunion fut intéressante et heureusement que cet homme était présent pour tenter de justement provoquer, maladroitement peut-être, un débat.
Était aussi présent: le professeur Pierre Dellamonica, chef du service d’infectiologie au CHU de Nice, le Dr Hervé Haas, chef du service des urgences pédiatriques du CHU, le Dr Jérôme Delotte, chef de clinique du service de gynécologie-obstétrique du CHU, le Dr Alain Fuch, médecin conseil, le Dr Sandrine Viani, médecin généraliste, le Dr Pierre Berra, médecin conseiller technique de l’Inspection académique. Etait également présent François-Xavier Lorre, directeur-adjoint de la DDASS.

Conférence à Nice-Matin sur la grippe A H1N1
J’ai eu l’occasion d’entendre des banalités, comme par exemple que les enfants sont plus menacés; des rappels théoriques[1]; des questions d’internautes; …mais l’élément qui m’a le plus marqué est la justification du branlebas de combat pour répondre au principe de précaution, ainsi rédigé par le nice-matin:
« Chaque année, les virus de la grippe saisonnière évoluent par « glissement antigénique » : l’hémaglutinine et la neuraminidase se modifient en général de façon mineure, ce qui permet aux populations de s’immuniser relativement facilement et durablement. En France, 20 à 25% de la population risque alors d’être malade, et on déplore chaque année 6000 décès liés à la grippe « saisonnière ».
Mais il peut aussi se produire une recombinaison entre gènes, c’est à dire des modifications majeures, comme pour le H1N1, constitué de segments qui proviennent de virus humains, de virus aviaires et de virus du cochon. »
Jusqu’à arriver à la phrase choc: « les 7 milliards d’êtres humains de la Terre risquent alors d’attraper le virus »
Ce qui officiellement semble faire froid dans le dos des responsables, c’est le nombre de personnes qui peuvent être contaminées, à savoir: 100% !
Un autre point fort intéressant était le caractère d’état d’urgence de la demande des vaccins, ce qui pourrait entrainer la décharge des responsabilités des laboratoires sur l’État, comme aux États-Unis. Ceci est d’autant plus intéressant lorsque les termes de « procédures d’urgence » laissent présager qu’il y ai moins de précautions qu’en temps normal.
Mais il n’y a pas que des aspects inquiétants. Les commentaires post-conference de Jean-Claude Poras, interviewé par Laurent Quilici, nous remémore certains faits en totale opposition avec l’opinion générale de la soirée: « Un tiers seulement des personnels de santé acceptent d’être vaccinés contre la grippe. Le professeur Bernard Debré n’est pas n’importe qui. Or il a affirmé publiquement que la grippe A H1N1 « n’est pas dangereuse » et que la mobilisation contre la pandémie ne sert « qu’à nous faire peur ».
Il aurait pu y avoir un débat digne de ce nom et malgré que le coche soit raté, ce fut intéressant. Disons que pour ce qui est du débat, ce n’est que partie remise.
[1] Explication du nom: la grippe A H1N1
« A : trois types de virus (A, B et C). Les virus B et C circulent pratiquement exclusivement chez l’homme.
H, c’est l’hémaglutinine, ce qui permet au virus de s’ancrer sur les cellules de son hôte, animal ou humain. L’hémaglutinine permet de au virus de se coller sur les cellules respiratoires. On en a recensé 15 différentes. L’hémaglutinine 5 vient généralement des oiseaux (grippes aviaires), qui en meurent très facilement en masse. L’hémaglutinine 1 vient plutôt du cochon.
N, c’est la neuraminidase. C’est la « paire de ciseaux » qui permet au virus de couper les nouveaux virus qu’il a produits au sein d’une cellule humaine ou animale quand il s’y multiplie. On en a recensé neuf types différents. »













[...] causes de cette impression, qui succède à celle de peur, sont résumées par Nbiou.com : La grippe ne cesse de faire polémique, de la simple inquiétude sur la procédure de vaccination [...]
[...] « Pour les autorités de santé, les vaccins H1N1 arrivant sur le marché sont des produits nouveaux pouvant provoquer des effets secondaires inattendus, qui devront faire l’objet d’une surveillance, mais elles estiment que les avantages d’une vaccination l’emportent sur les risques éventuels. » risques évoqués lors de la conférence à Nice-Matin. [...]
[...] vaccination l’emportent sur les risques éventuels. » Risques évoqués lors de la conférence à Nice-Matin. Ce qui est plus dérangeant c’est qu’ils ne sont pas capables de dire quels sont ces risques [...]
[...] “Pour les autorités de santé, les vaccins H1N1 arrivant sur le marché sont des produits nouveaux pouvant provoquer des effets secondaires inattendus, qui devront faire l’objet d’une surveillance, mais elles estiment que les avantages d’une vaccination l’emportent sur les risques éventuels.” Risques évoqués lors de la conférence à Nice-Matin. [...]