Thomas Sankara assassiné le 15 octobre pour un discours trop courageux
Posté le : 15-10-2009 | Par : Baptiste | Dans : National et International
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Je ne vais pas vous faire une présentation complète de Thomas Sankara, ni même faire le tour et les détours de tout ce qui se dit sur lui à travers les livres ou sur la toile, pour ça, il existe déjà un site: www.thomassankara.net.
Ce billet va tout « juste » me permettre de vous montrer la première partie du discours incontournable du feu Thomas Sankara, à propos de la dette et pour l’unité africaine. Il sera assassiné à peine quelques mois après. Un discours à découvrir ou redécouvrir en hommage à sa mort, le 15 octobre 1987.
Un petit extrait de wikipédia pour cerner l’homme, pour les gens qui ne le connaîtraient pas encore:
« Thomas Isidore Noël Sankara est considéré par certains comme le Che Guevara africain. C’était un militaire et un homme politique panafricaniste et tiers-mondiste burkinabé qui consacra toute sa vie à l’Afrique. Il incarna et dirigea la révolution burkinabé du 4 août 1983 jusqu’à son assassinat lors d’un coup d’État qui amena au pouvoir Blaise Compaoré, le 15 octobre 1987. Il a notamment fait changer le nom de la Haute-Volta, issu de la colonisation, en un nom issu de la tradition africaine le Burkina Faso, le pays des hommes intègres et a conduit une politique d’affranchissement du peuple burkinabé jusqu’à son assassinat. Son gouvernement entreprit des réformes majeures pour combattre la corruption et améliorer l’éducation, l’agriculture et le statut des femmes. »
Le discours en Éthiopie, le 29 juillet 1987, au Sommet de l’Organisation de l’Unité Africaine, à Addis-Abeba est mémorable pour de nombreuses raisons. Nous n’allons pas tous les énumérer mais nous attarder sur le fond en résumé très brièvement les points abordés lors de ce discours:
- Les origines de la dette : « les origines de la dette remontent aux origines du colonialisme »; « ce sont les colonisateurs qui endettaient l’Afrique »; « les colonisateurs ce sont transformés en assistant technique. En fait on devrait dire qu’ils ce sont transformer en assassins technique »;
- Le remboursement de la dette : « si nous ne payons pas, ces bailleurs de fond ne mourront pas, soyons en sûr. Si nous payons, c’est nous qui allons mourir, soyons en sûr également »; « ils ont joué ils ont perdu, c’est la règle du jeu, la vie continue »; « nous ne pouvons pas rembourser la dette car nous ne pouvons pas la payer »;
- La dette de sang: « le plan africain qui a permis à l’Europe de faire face aux hordes Hitlériennes lorsque leur économie était menacée, leur stabilité était menacée. »;
- L’origine de la crise : « les masses refusent que les richesses soient concentrées entre les mains de quelques individus »; « il y a crise parce que quelques individus déposent dans des banques à l’étranger des sommes colossales »; « non nous ne pouvons pas être complice, non nous ne pouvons pas accompagner ceux qui sucent le sang de nos peuples »;
- Création du club d’Addis Abiba : « nous entendons parler du club de Rome, club de Paris, (…) club des sept, club des cent, … »; « ceux qui veulent exploiter l’Afrique, sont ceux qui exploitent l’Europe, nous avons donc un ennemi commun »;
Le fait que Sankara fut assassiné le 15 octobre 1987, seulement quelques mois après, accentuera le fait que son discours tapait dans le mile. Relisez bien les points qu’il abordait, regardez de qui il parlait, qui était en place à l’époque, rappelez-vous…
Hommage à Thomas Sankara.














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